01/11/2017 News

Azaro, parfum de talent

Récente recrue d’Al Ahly et triple buteur en demi-finale retour de la Ligue des champions de la CAF, Walid Azaro a ce qu’il faut pour mener son club tout en haut. Première mission pour l’attaquant : gagner la C1. Avant, peut-être, de faire le bonheur d’une équipe européenne.

 

Pour se distinguer et se faire connaître du milieu du football, certains balancent punchline sur punchline ou changent de coiffure chaque semaine. D’autres préfèrent inscrire des triplés. C’est le cas pour Walid Azaro, qui n’avance qu’avec le bruit du tremblement de filet. Épisode 1, 31 août 2016 : alors qu’il fête sa première sélection avec le Maroc A’, l’attaquant s’offre trois pions contre le Liberia, avant de planter un doublé avec cette même équipe face à la Jordanie quelques semaines plus tard. Épisode 2, 22 octobre 2017 : alors que son club s’est incliné 2-1 en demi-finale aller de la Ligue des champions de la CAF, la récente recrue d’Al Ahly récidive en marquant les deuxième, troisième et quatrième caramels lors de la confrontation retour (victoire des siens 6-2).

 

 

 

 

Voilà donc l’octuple champion européen qualifié pour la dernière marche de la compétition grâce à son avant-centre (et désormais international A) arrivé à Al Ahly en juin 2017 pour 1,2 million d’euros (ce qui n’est pas rien pour le continent). Un exploit qui fait du bien au bonhomme débarqué sur la pointe des pieds. Ce dernier, sixième Marocain à évoluer au sein du championnat égyptien, a en effet eu du mal à prendre ses marques, et les critiques n’ont pas attendu la fin d’un quelconque temps d’adaptation pour apparaître (en raison notamment d’occasions loupées contre l’Espérance de Tunis, match durant lequel il aurait joué blessé). Au point d’installer le doute dans la tête du principal intéressé. « C’est grâce à Dieu si j’ai pu conjurer le sort, a-t-il ainsi soufflé dans des propos relayés par Mountakhab.net. Je remercie mes coéquipiers et les supporters qui m’ont soutenu pendant ma période de vache maigre. C’était juste une question de temps. C’était la volonté de Dieu, et je n’allais pas la contredire. Je suis optimiste pour l’avenir. » Avec, en point d’orgue, le trophée tant espéré : « Rien n’est encore fait. Il reste encore la finale contre une équipe coriace, le Wydad Athletic Club. »

 

 

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Après la manche aller et un match nul 1-1 à Alexandrie, la finale retour contre le WAC, champion du Maroc en titre, sonnera comme des retrouvailles pour Azaro. Car avant de partir pour l’étranger, le natif d’Agadir (ville située dans le sud berbère) a fait ses classes dans son pays d’origine. Au Difaâ Hassani d’El Jadida plus exactement, son entité formatrice qu’il intègre en 2015. Là-bas, Walid attire rapidement la lumière. Si la première saison représente celle de la découverte du haut niveau (25 matchs de championnat, six buts et quatre assists), la seconde constitue celle de la révélation : en 28 parties, son profil alliant vitesse, dynamisme et puissance lui permet de trouver la faille à douze reprises et de réaliser huit passes décisives ! De quoi donner des idées aux recruteurs du monde entier. L’été 2017 voit donc Montpellier, le FC Bâle et plusieurs clubs portugais négocier avec le DHJ pour récupérer la pépite en devenir. Mais c’est finalement Al Ahly qui chope le gros lot. « C’est un club qui veut tout le temps gagner et c’est ce que je voulais, explique alors le gamin de 22 ans sur Al Ahly TV. J’ai toujours envie de gagner. L’idée de rejoindre ce club correspondait tout à fait à ma personnalité. » Son parcours en C1 lui donne pour l’instant raison. Avant bien d’autres aventures, en Afrique ou ailleurs.